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la lettre et l'universel

commentaire sur l'article concernant le prix AFD décerné à Raphael Confiant pour son livre "l'hotel du bon plaisir" dans "politiques publiques".

Les intitulés intestinaux glanés ici et là feraient sourire. Le colon, l'étron, crottes en somme en forme de déchets d'une société en fin de fermentation, qui expulse douloureusement semble-t-il des fécès longtemps cachés et devenant enfin visibles. Mais comme dans la plupart de ces déchets, on y fait pousser des roses, on y trouve parfois des diamants. Raphael Confiant serait peut être dans ce registre. Un descripteur, un analyste de société, sans doute, mais aussi imparfait que nous, montrant parfois de son être la brillance de son regard observateur ou quelquefois le trou de son cul.

Il traite les uns d'innommables, les autres d'étrons, il emploie des mots de caricatures en place des truculences de nos créoles, qui placeraient nos manaouas au ciel du seiziéme arrondisement, lesquelles se feraient coquer par des barons sudoripares dans des bordeaux qu'elles appeleraient vagabonnageries, et que les autres maquerelles citaient au nom délicieux de case à manaouas, en martinique, et de case à bobos en guadeloupe.

Qu'il engrange les fruits de son travail, ce n'est que justice, et si d'autres yeux ont vu dans sa prose des éclairages pittoresques du passé, et qu'ils l'en félicitent, tant mieux. Il n'y a pas là de quoi être jaloux.

Tant que les témoins de cette récompense n'y voient pas un blanc-seing à l'injure, une courte échelle au racisme primaire, un encouragement à l'ordure, fût-elle ordinaire, de nos jours ....

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